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La suggestion directe Hypnose Ericksonienne.

La suggestion directe Hypnose Ericksonienne.

L'importance de la suggestion directe dans la pratique de l'hypnose ericksonienne

La suggestion directe

L'importance des suggestions directes dans la pratique de l'Hypnose Ericksonienne

La suggestion directe en hypnose Ericksonienne fait référence à une façon franche et sans détours de suggérer au patient certaines idées ou actions.

C’est pendant l’intervention en hypnose que le thérapeute peut utiliser des suggestions dites directes pour proposer au patient d’effectuer une action en particulier ou pour transmettre une idée donnée, comme par exemple : « gardez les deux pieds au sol et posez les mains sur les cuisses » ou « asseyez-vous dans le fauteuil de l’hypnose ».

La suggestion directe prends alors la forme d’un énoncé clair et sans détours qu’il est possible pour le patient d’accepter ou de refuser comme dans l’exemple de la suggestion suivante : « fermez les yeux ! » Dans ce cas de figure le patient peut accepter de fermer les yeux ou alors décider de ne pas le faire et garder les yeux ouverts.

Lorsque le patient accepte d’une façon simple et sans contraintes les suggestions directes pendant la séance d’hypnose, le thérapeute peut suggérer d’expérimenter nombreuses sensations, comme par exemple de la chaleur dans la main droite ou une sensation de froid dans la main gauche : « Restez attentif a ce qui se passe dans la main et à la sensation de chaleur générée par la main et le contact avec le pantalon ».

On peut aussi utiliser les suggestions directes pour demander au patient d’oublier certains passages de la séance afin d’obtenir une amnésie partielle du travail hypnotique, comme par exemple « et vous pouvez oublier certaines parties de la séance pour ne garder en vous que ce qui est vraiment nécessaire de se rappeler ».

Milton Hyland Erickson nous apprend à utiliser les suggestions directes d’une façon plus artistique qui permet au thérapeute de faire passer des « idées » sans que le patient soit réellement au courant. Quand la suggestion directe se cache à l’intérieur d’une phrase ou d’une anecdote on l’appelle une suggestion directe camouflée, comme dans le cas suivant : « Et vous pouvez décider de « fermez les yeux » à tout moment ». Ici le fermez les yeux est à l’impératif et il est marqué d’une pause pour accentuer l’impact sur le patient.

Quand la suggestion n’est pas directe ou directe camouflée on l’appelle une suggestion indirecte et c’est là un des plus grands héritages d’Erickson, à savoir ; l’art du langage hypnotique et des messages multi niveaux. Nous rencontrons parmi les suggestions indirectes les truismes, la directive implicite, les suggestions composées, la causes à effet, etc…

Pendant longtemps certains professionnels de l’Hypnose Ericksonienne pensaient que les suggestions détournées ou suggestions indirectes avaient un impact plus profond sur le patient et sur les structures des processus psychologiques nécessaires au travail thérapeutique. Cependant les recherches menées par Lynn, Neufeld et Maré en 1993 n’ont pu démontrer un quelconque avantage des suggestions indirectes sur les suggestions directes.

Personnellement, dans ma pratique de l’Hypnose thérapeutique, je pense qu’il est important d’utiliser tous les outils à notre disposition en terme de suggestions pour mener à bien le travail thérapeutique, qu’elles soient directes, directes camouflées ou indirectes. Il serait vraiment dommage de réduire le champ de possibilités en se privant de certains outils techniques par simple souci d’esthétique verbale.

Milton Hyland Erickson

HYPNOSE ERICKSONIENNE

L’Hypnose Ericksonienne est le résultat de l’approche nouvelle et des apports inestimables de Milton Hyland Erickson. La position base du thérapeute à la différence du caractère dominateur de l’Hypnose Classique et son approche stratégique orientée solutions, font de l’Hypnose Ericksonienne un outil redoutable par son efficacité.

Hypnose Ericksonienne

 Une nouvelle forme de pratiquer l'hypnose, selon une approche apportée par Mylton Hyland Erickson

Qu'est-ce que l’hypnose ?

En se référant à l’origine grec du mot, l’on peut traduire l’hypnose du grec Hypnos, comme le sommeil. Toutefois, en se référent au sens premier du mot, utiliser Hypnose n’est pas propice aux fondements et principes de l’hypnose celle qui sera à l’origine de l’hypnose france pratiquée par la plupart des thérapeutes en hypnose paris, hypnose maroc ou hypnose casablanca . S’apparentant au sommeil, en se référant aux états physiques manifestés par le sujet en état d’hypnose,  celle-ci n’en est pas un car elle présente d’autres caractères très différents du sommeil.

L’hypnose est un état, tout ce qu’il y a de plus naturel concernant une attention sélective et focalisée. L’hypnose fascine dans la mesure où le sujet soumis à l’hypnotisme entre dans un état de conscience lui permettant de nombreuses possibilités, inimaginable en temps normal. L’on peut par exemple en distinguer, la capacité de l’individu à puiser ses ressources naturelles pour  pouvoir guérir de lui-même. L’hypnose  peut par la même occasion, permettre à un individu d’explorer son être et d’apporter de nombreux changements dans sa vie. Plonger dans un état hypnotique  c’est avoir la possibilité d’exploiter toutes ses facultés intellectuelles, ses talents et ses expériences enfouis dans  son inconscient. Généralement, l’individu a besoin de l’accompagnement d’un professionnel pour pouvoir développer ces capacités naturelles. L’une des autres particularités de l’hypnose se trouve dans son pouvoir à  transformer intentionnellement et de façon automatique, une situation qui dans un état de conscience, ne peut pas être faite.

À travers ses nombreuses facultés, les professionnels de l’hypnose ont utilisé cette discipline dans plusieurs domaines de la vie comme dans les milieux médicaux, cliniques,  physiques et psychologiques.

De l’origine de l’hypnose à l’hypnose Ericksonienne

L’hypnose avec ses nombreux phénomènes hypnotiques date déjà de l’antiquité, voire de la nuit des temps. En effet, les premières formes de l’hypnose remontent  à Delphes et on l’a également retrouvée dans l’ancienne civilisation des Sumériens et des druides. D’autre part, le Yoga dans sa forme primaire ainsi que la méditation orientale comportent des traces de l’hypnose. Dans ces temps-là, cette pratique était surtout associée à différentes cérémonies religieuses et magiques. Ses pouvoirs de guérison et de clairvoyance ont déjà été exploités en Grèce et  à Rome. Dans la bible, plusieurs phénomènes racontés font référence à l’hypnose comme ceux cités dans le livre de la Genèse entre autres. Considérée au Moyen-âge comme une forme de sorcellerie, l’Eglise interdit l’hypnose sous toutes ses formes, si elle était utilisée à des fins thérapeutiques.  Ce qui est certain, c’est que l’hypnose a connu de nombreuses évolutions au cours des différentes civilisations et des courants de pensée qui se sont succédé.

Par ailleurs,  la forme d’hypnose casablanca et hypnose maroc, telle que nous la connaissons actuellement remonte du temps de Frank Anton Mesmer né en 1734 et décédé en 1815. Au début du 18ème siècle,  ce docteur a développé ce que l’on appelle « magnétisme animal » qui est alors devenu l’hypnose moderne. Ce médecin assez particulier évoquait l’existence d’un fluide magnétique universel dont le principe est de permettre au corps d’entrer en contact avec les « corps célestes » et vis versa. Cette notion d’harmonie est en relation avec les théories de Newton sur la mobilité des planètes. Mesmer s’intéressait surtout à la maladie du corps  dont la cause  se trouve selon lui, dans la mauvaise répartition du magnétisme animal dans le corps humain. Obtenir la guérison se résumait donc pour lui à réparer cette mauvaise distribution. Et en tant que magnétiseur, Mesmer se proposait de rétablir ce magnétisme animal.

Les séances de soins proposées par le docteur Mesmer se déroulaient selon un rituel bien spécifique. L’accueil des patients se fait par exemple dans un environnement calme et serein. Pour cela, le médecin reçoit ses patients dans une pièce où il envoie de la musique douce. La lumière est également tamisée et le guérisseur portait  un habit de soie lilas. À son époque, ce médecin disposait d’un grand renom aussi bien qu’il recevait des patients influents et de renom. C’est notamment le cas de l’illustre Mozart. Avec la popularité de son activité, Mesmer était contraint de pratiquer des séances  de groupe.  Faire disparaitre les douleurs, guérir un aveugle, description d’un lieu où le sujet ne s’est jamais trouvé auparavant, etc. sont des phénomènes spectaculaires qui  figuraient parmi les prouesses de Mesmer devenu un personnage très populaire et respecté.

Néanmoins, la popularité du médecin est en déclin après plusieurs  années de pratique et cela à cause de Bailly qui a conclut que les effets dudit magnétisme animal observés chez les patients émanaient simplement de leur imagination.

Malgré ce dur passage vécu par Mesmer, certains chercheurs se sont intéressés à ses travaux et différentes théories. C’est notamment le cas de James Braid qui s’est inspiré du magnétisme animal de Mesmer pour fonder une partie de ses recherches sur l’hypnose, le fondement de l’hypnose maroc  et l’hypnose casablanca. Ainsi, James Braid a étudié les expériences auxquelles Mesmer a réalisé avec ses patients pour tirer ses techniques de suggestion hypnotique. James Braid est un chirurgien originaire de l’Ecosse. Il nait en 1795 et meurt en 1860. Son premier contact avec le magnétisme animal se passait le jour où il assistait  à des démonstrations de l’un des disciples de Mesmer.  Il en était tout de suite convaincu. Toutefois, il a émis des réserves quant à la théorie du fluide magnétique, mais expliquait le phénomène  comme étant relatif à la physiologie cérébrale.

Pour provoquer le sommeil de ses patients, ce médecin chirurgien procédait d’une autre manière en faisant fixer à ses patients, un objet qui brille. Au bout d’une demi-heure, le sujet  ferme les yeux et tombe dans un sommeil autre que le sommeil naturel. C’est alors que James Braid décide de baptiser ce phénomène « hypnotisme ». Une première définition est donc lancée par Braid qui parle alors, d’un état spécial nerveux  aboutissant à un sommeil artificiel et cela grâce à l’utilisation d’un objet ou d’autres moyens artificiels. Ce sommeil artificiel peut être ensuite orienté et influencé afin d’atteindre un objectif de guérison, moyennant la suggestion. Ce qui a changé avec James Braid c’est qu’il confirmait le fait que l’hypnose n’est pas un pouvoir comme le prétendait Mesmer, mais un savoir-faire qui s’apprend. James Braid a fasciné dans ses capacités thérapeutiques utilisant l’hypnose. Il lui est même arrivé d’opérer un patient sans analgésique, mais en plongeant son patient dans un état d’hypnose.

Après James Braid, Ambroise-Auguste Liébeault pratiquait également l’hypnose. Cet hypnothérapeute né en 1823 se particularisait par le fait qu’il recourait  systématiquement à une grande quantité de suggestions verbales pour soigner ses patients. Il portait une attention particulière aux patients démunis et malgré le fait qu’ils les prennent en charge sans protocole ni examens préalables, il parvenait à guérir de nombreux patients.

Par ailleurs, l’on peut citer Jean-Marie Charcot (1825 à 1893) qui apportait à son tour son point de vu sur l’hypnose. Selon Charcot, l’hypnose s’apparente à un état de psychose où sont sensibles les personnes atteinte d’hystérie ou ayant un esprit faible. Dans sa pratique, ce médecin neurologue a pu guérir de nombreux patients grâce à l’hypnose. D'ailleurs, son charisme et son autorité l’ont beaucoup aidé dans la plupart de ses séances. Toutefois, sa théorie sur l’hypnose comme quoi, cette pratique ne marchait que sur les hystériques ont joué en sa défaveur dans la mesure où plus personne ne voulait être prise en charge et considérée comme hystérique. Quelque temps plus tard, cette théorie a été contestée par Bernheim, un professeur d’Université qui a précisé que l’hypnose n’est pas seulement réservée aux hystériques et névrosés dans le sens ou chaque être humain a ce potentiel. C’est d’ailleurs à partir des travaux de recherches effectués par Hyppolyte Bernheim, que sont fondées les bases de l’hypnothérapie moderne. D’autres théories trouvées par Bernheim marquent à jamais le déclin du magnétisme animal. Il apporte par exemple une explication sur la relation entre le sommeil hypnotique et les phénomènes qui en découlent. À lui de préciser qu’une simple suggestion chez une personne en état de veille suffit pour  provoquer les différents phénomènes de l’hypnose.

Sigmund Freud soutient Bernheim dans ses théories, mais avait du mal à maitriser cette pratique. Après Sigmund Freud,  Émile Coué fait son apparition et concentre toute son attention dans la suggestion verbale en milieu médical.  Coué approfondit alors ses études sur le rapport, entre l’imagination et la guérison. Cette étude et ses recherches se sont soldées par la mise au point par Coué de la méthode d’autosuggestion consciente.

En 1937, Milton H. Erickson  fonde l’hypnose Ericksonienne qui se diffère sur de nombreux points de l’hypnose classique.

Caractéristiques de l’hypnose Ericksonienne

Milton H. Erickson est un psychiatre et psychologue né le 5 décembre 1901 à Aurun au Nevada. Il est connu pour avoir participé  à l’évolution de l’hypnose et a effectué de nombreux travaux de recherche dans l’hypnose clinique et thérapeutique. C’est ainsi qu’il devient reconnu à travers le monde. Erickson est un personnage assez particulier qui est atteint du trouble  du langage et de la lecture appelé communément dyslexie. D’autre part, l’on sait que cet illustre médecin décédé en 1980 était daltonien, une anomalie de la vision qui affecte la distinction entre les couleurs. Dans la plupart des cas, les personnes atteintes de ce type de troubles de perception des couleurs ne parviennent pas à distinguer  le rouge du vert. Dans d’autres cas très rares de daltonisme, le sujet peut ne pas distinguer la couleur rouge  et le bleu. D’autre part, il y a ce que l’on appelle « monochromatisme », une autre forme rare de daltonisme ne permettant de voir que les couleurs, noir, blanc et gris.

Par ailleurs, Erickson était également atteint d’une forme grave de poliomyélite à l’âge de 17 ans. Il a pu survivre à cette maladie qui était censée l’emporter et cela grâce au fait qu’il a pu développer un sens de l’observation et d’autres facultés au cours de sa maladie. Après plusieurs mois de convalescence, Erickson a pu remarcher en s’aidant de béquilles et il décide de poursuivre ses études en s’orientant vers la médecine. Erickson est à la base de l’hypnose moderne dans le sens où,  il apporte de nettes modifications et plus d’approfondissement sur la modification des états de conscience et la communication hypnotique. Ses nouvelles théories constituent d’ailleurs, les bases de l’hypnose moderne aussi appelée « hypnose Ericksonienne » et également l’hypnose casablanca. Ce médecin qui a révolutionné le monde de l’hypnose est l’initiateur des thérapies brèves et a inspiré de nombreux chercheurs, notamment ceux de l’Ecole californienne de Palo Alto.

Le principe de l’hypnose Ericksonienne

Comme nous le savons, l’hypnose classique se base sur le principe de l’injonction autoritaire ce qui est tout à fait à l’opposé de cette nouvelle forme d’hypnose qui l’adapte à chaque sujet. Ainsi, l’hypnothérapeute procède à l’induction autoritaire quand cela est nécessaire au patient. Néanmoins, il peut procéder différemment lorsque l’indiction autoritaire n’est pas adaptée. Quand on dit adapté, l’on fait référence à différents facteurs comme l’état psychologique de l’individu ainsi que son humeur du moment. Le thérapeute  choisira ainsi, l’induction à adopter en fonction des préférences du patient, de sa façon de s’exprimer et de la façon dont il voit le monde.

L’hypnose Ericksonienne se base sur quelques principes importants comme le fait qu’il n’est pas nécessaire, de rendre inconscient ce qui est inconscient. Dans l’hypnose Ericksonienne, le thérapeute  utilise plutôt des suggestions indirectes dans le but de limiter ce qui a déjà été acquis par le sujet. D’autre part, ces suggestions ne doivent en aucun cas suggérer le point de vu de l’hypnothérapeute. C’est d’ailleurs à cet effet qu’il lui est indispensable, d’adopter une approche individuelle à chaque patient.

Pour Erickson, l’objectif de l’hypnose est de rétablir l’harmonie entre les idées, les compréhensions  et les souvenirs du patient. En d’autres termes, l’hypnose  se présente comme une sorte de rééducation. Ce qui est important dans l’hypnose Ericksonienne c’est de guider le patient à s’autoguérir. Voici ce que dis Erickson sur l’hypnose : « La tâche du thérapeute est de soigner, elle n'est ni de blâmer ni de juger, mais simplement de rendre des services qui peuvent permettre aux patients de mieux vivre leur vie, avec plus de satisfactions. La forme de thérapie qui se justifie doit être celle que l'on considère cliniquement comme à même de satisfaire les besoins du patient et d'offrir les meilleurs résultats possible, sans tenir compte des artifices sociaux ni des questions de convenances. On ne doit s'appuyer que sur un seul principe : le bien-être du patient. »

Quelques principes de base sont à retenir dans l’hypnose Ericksonienne. Premièrement, cette nouvelle forme d’hypnose se veut utiliser la transe à des fins thérapeutiques. Ainsi,  elle n’est pas la transe, mais recours à la transe pour atteindre ses objectifs. D’autre part, Milton Erickson se base sur le fait que chaque individu dispose en lui, des ressources nécessaires pour se sortir de ses problèmes et inquiétudes.

À noter également que pour cette forme d’hypnose, seul le résultat compte dans la mesure où la pratique ne cherche pas à trouver la réponse à la question pourquoi. L’essentiel est de définir les causes d’un comportement par rapport au contexte dans lequel il a été adopté. L’intervention de l’hypnose consiste ensuite à aider le patient à identifier ce qu’il souhaite sur le moment et à long terme.

Différemment de la psychanalyse, l’hypnose est une thérapie brève qui ne demande aucune analyse psychologique et les hypnothérapeutes n’ont pas à analyser les mécanismes mentaux de leurs patients.

L’on parle également  d’une hypnose permissive  maitrisant, l’art du langage hypnotique. Ainsi, le praticien peut recourir à des suggestions indirectes qui peuvent également être paradoxales. Il peut également avoir recourt à la confusion ou aux doubles contraintes selon le l’état du patient sur le moment.

En hypnose Ericksonienne, l’on peut également parler d’une hypnose qui est l’aboutissement de la communication multi-niveaux. Cela peut par exemple induire, une suggestion directe que le patient ne perçoit pas comme une demande émanant du praticien. Le patient peut alors exécuter cette demande implicite en pensant qu’il s’agit de sa propre décision et initiative. Cette forme de communication à différentes échelles peut tout aussi bien prendre la forme  d’une métaphore ou d’un saupoudrage.

 D’autre part, chaque entité c'est-à-dire, l’hypnothérapeute et le patient sont au même pied d’égalité. Chacun fait sa part de travail afin de parvenir aux résultats escomptés. L’hypnose Ericksonienne demande alors, une participation active du sujet.

La combinaison entre la planification thérapeutique et la stratégie de la pratique de la psychothérapie constitue également la base de l’hypnose Ericksonienne.

Zoom sur les différences entre « hypnose classique » et « hypnose Ericksonienne »

La différence entre l’hypnose traditionnelle et l’hypnose moderne de Milton Erickson, à laquelle est issue l’hypnose maroc, se trouvent principalement dans les moyens utilisés par les deux pratiques pour induire le sujet dans un état d’hypnose. Ensuite, la différence réside également dans la manière dont est exploité cet état.

Le principe et les résultats de l’hypnose classique de Braid ont été remis en question par la nouvelle génération dans le sens où le patient qui agit en suivant l’ordre du thérapeute obtient effectivement des résultats spontanés, mais qui ne sont pas durables. En effet, l’on ne perce pas le fond du problème qui a de fortes chances de récidiver. Comment c’est possible ? L’hypnose traditionnelle se base sur le principe de l’imposition de suggestions directes.

Contrairement à cela,  l’hypnose Ericksonienne s’intéresse particulièrement à l’intégrité psychique du sujet.  Ainsi, le thérapeute fait en sorte de mobiliser les ressources du subconscient en contournant la barrière naturelle de la conscience. De cette manière, aucune imposition de la part du thérapeute n’est observée et le patient reste le seul à opter pour la solution qui lui correspond.

L’hypnose Ericksonienne et la Programmation Neuro Linguistique (PNL)

Souvent, l’on n’arrive pas à faire la différence entre l’hypnose et la PNL ou Programmation Neuro Linguistique. La PNL trouve son origine dans les années 70 par deux personnages à savoir Richard Bandler et John Grinder. Dans la PNL, l’on parle de Programmation. Ce terme est utilisé pour exprimer différentes idées comme l’apprentissage et le codage d’informations ou de communications. Ce programme touche par la même occasion, l’expérience vécue par un individu. Ensuite, le terme « Neuro » fait référence au système neurologique de chaque individu, un système où se loge la programmation. Enfin, le mot « linguistique » a été utilisé pour exprimer le rôle du langage dans la manière  de rendre compte de la façon dont les êtres humains voient le monde.

Dans leurs travaux de recherches, les fondateurs de la PNL se sont intéressés à  différentes sortes de thérapies dont la thérapie Gestalt de Frits Perls, la thérapie familiale de Satir et surtout, l’hypnose Ericksonienne de Milton Erickson. Pour ce dernier spécifiquement, les fondateurs de la PNL se sont surtout intéressés aux différentes interventions de Milton Erickson. Ainsi, l’on peut avancer le fait que l’hypnose Ericksonnienne est l’un des principaux fondements de la Programmation Neuro Linguistique. Elle a contribué dans la modélisation de la PNL. Par ailleurs, l’objectif de Richard Bandler et John Grinder était de rendre l’Hypnose plus accessible et de cette manière plus logique à l’apprentissage et à la pratique.

Hypnose Ericksonienne : les suggestions

L’hypnose Ericksonienne ne reconnait que deux types de suggestions à savoir, la suggestion directe et celle indirecte. Cette première forme de suggestion consiste à demander directement au patient de faire une action, une pratique qui peuvent présenter des difficultés lorsque le sujet refuse de se soumettre à cette demande. Ainsi, Milton Erickson développe d’autres techniques de communication comme les suggestions camouflées, les suggestions indirectes ou encore de la double contrainte, toutes des techniques visant à guider le sujet vers un objectif précis.

Les praticiens connus dans l’hypnose Ericksonienne

Les praticiens de l’hypnose (hypnose casablanca, hypnose paris, hypnose maroc ou hypnose France) sont nombreux dans le monde, mais l’on peut dire que certains ont su se démarquer par rapport à d’autres. David Calof figure par exemple parmi les meilleurs hypnothérapeutes modernes de sa génération. David Calof exerce dans la thérapie familiale et l’hypnothérapie. Il a sorti un livre intitulé « Monsieur ma femme et Madame mon mari », qui raconte dix histoires incroyables de guérisons par l’hypnose. Les travaux d’O’Hanlon et Ernest Rossi méritent également d’être connus.

Etablir le rapport en Hypnose Ericksonienne.

Hypnose Ericksonienne créer le rapport

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose, un excellent rapport entre l’hypnothérapeute et le patient permet une meilleure communication et une meilleure acceptation des suggestions hypnotiques.

L'Institut International d'Hypnose vous explique l'importance d'établir le rapport dans la pratique de l'Hypnose Ericksonienne.

« Pour que des suggestions soient efficaces, il faut toujours considérer l’établissement de la relation avec le patient comme une condition essentielle » Corydon Hammond, Métaphores et suggestions Hypnotiques, chapitre 2, page 11, Le Germe, Editions Satas.

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose, un excellent rapport entre l’hypnothérapeute et le patient permet une meilleure communication et une meilleure acceptation des suggestions hypnotiques.

Dans son livre Métaphores et suggestions Hypnotiques » le docteur Corydon Hammond nous fait part de son point de vue concernant la relation avec le patient. Il nous explique l’importance d’établir un rapport de partage, riche humainement et loin des stéréotypes classiques.

Selon le docteur Corydon Hammond, les clichés de l’Hypnose Classique et notamment de l’Hypnose de spectacle (où l’opérateur garde un rapport d’autorité et une position d’emprise psychologique), augmentent les chances que le patient développe de la résistance.

Pour lui, « être avec le patient dans une relation marquée par la chaleur, la compréhension, l’attention et le respect, réduit la tendance (du patient) à la défensive et instaure le climat confiant qui est nécessaire pour que l’hypnose développe toute son efficacité » (sic). Ceci s’explique certainement parce que l’hypnose est avant tout une relation de partage et ce n’est nullement une situation dans laquelle le thérapeute fait quelque chose à l’encontre du patient.

Cette notion de relation de partage une fois acquise, permet de concentrer une grande partie du travail thérapeutique dans la compréhension du patient dans sa globalité où il est question d’accepter certaines de ses croyances et d’identifier le rôle du patient dans un système.

Par cette compréhension du patient dans sa globalité il est possible de lui proposer d’une façon qui répond réellement à ses besoins et à ses attentes, des solutions qui seront à l’hauteur de ce qu’il croit possible d’accepter et de faire. Eliminant au passage toute sorte de résistance, au profit d’un sentiment de confiance vers le thérapeute et une meilleure acceptation des suggestions.

Ainsi, créer le rapport avec le patient permet de se concentrer sur le patient lui même, dans la relation humaine entre deux personnes et pas seulement sur la technique ou la performance hypnotique à atteindre.

Point de vue partage aussi par nombreux autres thérapeutes, comme c’est le cas de Milton Hyland Ercickson qui a écrit en préface du livre « Traité Pratique de l’Hypnose - La suggestion indirecte en Hypnose Clinique, Editions Grancher : "Dédié à une compréhension toujours croissante du fonctionnement total de l’individu à l’intérieur du soi, séparément comme en relation avec les autres êtres et l’ensemble de son environnement".