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Calibration et hypnose

Calibration et hypnose

La calibration en hypnose Ericksonienne

La calibration

En Hypnose Ericksonienne la calibration permet de percevoir les signes exterieurs d'un état interne.

La calibration, qu’est-ce que c’est ?

La calibration est une action importante en hypnose. En effet, le terme « calibration » vient du verbe calibrer et « calibrer » c’est observer, percevoir et surtout reconnaître chez une personne, un patient, les indicateurs externes concrets, visibles et audibles d’un état interne précédemment observé.
Pour Olivier Lockert (à la base de nombreux livres sur l’hypnose) il s’agit des indices qui nous informent du mode de fonctionnement et de la façon dont la personne s’exprime, communique.

Ainsi, en hypnose, grâce à la calibration, le thérapeute pourra percevoir, identifier la « configuration » du patient et par conséquent, sera plus à même de comprendre l’état interne que le patient vit, expérimente.

De plus, la calibration est très utile dans la vie de tous les jours et permet une meilleure perception des autres, de comprendre la façon dont la ou les personnes s’expriment et ainsi de s’adapter à leur mode de fonctionnement.

Il est possible de calibrer à trois niveaux. Il s’agit des niveaux suivants : le Visuel (V), l’Auditif (A) et le Kinesthésique (K).  Ces trois niveaux font référence aux indicateurs de l’orientation sensorielle d’une personne, appelés VAKOG (abréviation de Visuel-Auditif-Kinesthésique-Olfactif-Gustatif, souvent réduit à VAK).

Au niveau visuel (V), le thérapeute peut calibrer l’attitude, la posture du corps du patient, l’ensemble de ses mouvements, l’amplitude, la fréquence des gestes. Il peut également calibrer la respiration et déterminer si elle est haute, moyenne, basse, si le rythme est régulier ou irrégulier.

Enfin, au niveau Visuel, le thérapeute observera avec grande attention la coloration de la peau, de la lèvre inférieure, les yeux, le clignement des paupières, la dilatation des pupilles, le froncement des sourcils, la tension des mâchoires, la palpitation des narines, la déglutition ou encore la distance sociale.

Au niveau auditif (A), la calibration se fait sur la voix du patient, plus particulièrement sur le volume, le ton, le rythme, le débit de parole du patient. Cela englobe également d’écouter et d’identifier le bruit de la respiration, le vocabulaire employé, les expressions propres à la personne, la structure des phrases, les tics de langage…

Le troisième niveau de calibration est le Kinesthésique (K), littéralement, le terme kinesthésique désigne la sensation de mouvement du corps.
Ici, le thérapeute portera attention au micro-mouvements (en serrant la main du patient par exemple), à la température et la transpiration des mains, au tonus musculaire de la personne…
Le kinesthésique englobe également les sensations (chaud, froid, faim, plaisir…), le toucher, le mouvement et le « sens » de l’équilibre =>VESTIBULAIRE
Les émotions et sentiments sont nommés « cénesthésies ».

3 étapes sont nécessaires pour une calibration réussie : calibrer les prédicats, les mouvement oculaires et les indices corporels.

1) Calibrer les prédicats (mots qui reflètent nos processus de pensée).

Les prédicats visuels : voir – regarder – lumineux – obscur – éclairer – brillant – perspective – net – flou – clair – sombre – brumeux – flash – horizon – coloré…

Les prédicats auditifs : entendre – écouter – parler – dire – bruit – accorder – sonner – grincer – grave – crier – harmonieux – rythme – rauque – mélodieux – accord – discordant…

Les prédicats kinesthésiques : sentir – toucher – bouger – dur – agiter – sensible – souffrir – tendre – ferme – chaleur – sentir (autre sens) – goûter – amer – tension – contact – pression – lier – exciter…

2) Calibrer les mouvements d’accès oculaire à l’Information
Les mouvements des yeux indiquent l’accès cérébral de la personne et il suffit d’observer leurs mouvements lorsqu’une personne réfléchit ou cherche à répondre à une question. Si la personne se tient face à nous (comme en miroir) nous calibrerons les mouvements des yeux de la façon suivante :

-En Haut à Gauche : Visuel Construit (Vc) : Image visuelle construite Présent et Futur
=>ex : Imaginez un éléphant rose.

-En Haut à Droite : Visuel Souvenir (Vs) ou Visuel Remémoré (Vr) : Passé
=>ex : Quelle est la couleur de votre voiture ?

-Au Milieu à Gauche : Auditif Construit (Ac) : Sons, bruits construits.
=>ex : Quel serait le bruit de la rue de Rivoli si toutes les voitures étaient électriques ?

-Au Milieu à Droite : Auditif Souvenir (As) : Sons, bruits remémorés
=>ex : Quelle est la sonnerie de votre téléphone portable?

-En Bas à Gauche : Kinesthésique (K) : Sensations, émotions
=>ex : Pouvez-vous vous rappeler de l’odeur de votre parfum ?

-En Bas à Droite : Auditif Interne (Ai)/Dialogue Intérieur : se parler à soi même
=>ex : Dites-vous ce que vous avez fait ce matin. Ou encore : A quoi pensez-vous ?

Attention, pour les vrais gauchers (environ 6% de la population), les positions sont inversées.

3) Calibrer les indices corporels
Il s’agit de bien observer les mouvements du corps, les micro-mouvements, la transpiration, le tonus musculaire…

Pour résumer :

Une personne à dominante Visuelle aura :
-Une respiration haute dans la poitrine, assez rapide
-Un ton et un débit de voix haut, rapide
-Une posture du corps élancée, droite, un peu rigide 
-Un contact visuel développé, profond
-Porte une grande attention à son apparence
-Emploie des mots, des expressions et des prédicats à orientation visuels : « je vois », « c’est clair »

Une personne à dominante Auditive aura :
-Une respiration moyenne, harmonieuse
-Un ton et un débit de voix moyen, soutenu, posé
-Une posture neutre, bien installée, harmonieuse
-Emploie des mots, des prédicats et expressions liés à l’audition, au bruit, au son : « j’entend bien », « ça me parle »
-Tendra parfois l’oreille pour mieux écouter, entendre…

-Une personne à dominante Kinesthésique aura :
-Une respiration « abdominale », lente, profonde
-Une voix plutôt grave, un débit de parole lent
-Une posture parfois nonchalante, bien installée confortablement sur son siège
-Peut tendre à s’approcher quand elle discute, est assez tactile
- Utilise des mots, des prédicats orientés kinesthésiques.

Etablir le rapport en Hypnose Ericksonienne.

Hypnose Ericksonienne créer le rapport

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose, un excellent rapport entre l’hypnothérapeute et le patient permet une meilleure communication et une meilleure acceptation des suggestions hypnotiques.

L'Institut International d'Hypnose vous explique l'importance d'établir le rapport dans la pratique de l'Hypnose Ericksonienne.

« Pour que des suggestions soient efficaces, il faut toujours considérer l’établissement de la relation avec le patient comme une condition essentielle » Corydon Hammond, Métaphores et suggestions Hypnotiques, chapitre 2, page 11, Le Germe, Editions Satas.

En Hypnose Ericksonienne et en Nouvelle Hypnose, un excellent rapport entre l’hypnothérapeute et le patient permet une meilleure communication et une meilleure acceptation des suggestions hypnotiques.

Dans son livre Métaphores et suggestions Hypnotiques » le docteur Corydon Hammond nous fait part de son point de vue concernant la relation avec le patient. Il nous explique l’importance d’établir un rapport de partage, riche humainement et loin des stéréotypes classiques.

Selon le docteur Corydon Hammond, les clichés de l’Hypnose Classique et notamment de l’Hypnose de spectacle (où l’opérateur garde un rapport d’autorité et une position d’emprise psychologique), augmentent les chances que le patient développe de la résistance.

Pour lui, « être avec le patient dans une relation marquée par la chaleur, la compréhension, l’attention et le respect, réduit la tendance (du patient) à la défensive et instaure le climat confiant qui est nécessaire pour que l’hypnose développe toute son efficacité » (sic). Ceci s’explique certainement parce que l’hypnose est avant tout une relation de partage et ce n’est nullement une situation dans laquelle le thérapeute fait quelque chose à l’encontre du patient.

Cette notion de relation de partage une fois acquise, permet de concentrer une grande partie du travail thérapeutique dans la compréhension du patient dans sa globalité où il est question d’accepter certaines de ses croyances et d’identifier le rôle du patient dans un système.

Par cette compréhension du patient dans sa globalité il est possible de lui proposer d’une façon qui répond réellement à ses besoins et à ses attentes, des solutions qui seront à l’hauteur de ce qu’il croit possible d’accepter et de faire. Eliminant au passage toute sorte de résistance, au profit d’un sentiment de confiance vers le thérapeute et une meilleure acceptation des suggestions.

Ainsi, créer le rapport avec le patient permet de se concentrer sur le patient lui même, dans la relation humaine entre deux personnes et pas seulement sur la technique ou la performance hypnotique à atteindre.

Point de vue partage aussi par nombreux autres thérapeutes, comme c’est le cas de Milton Hyland Ercickson qui a écrit en préface du livre « Traité Pratique de l’Hypnose - La suggestion indirecte en Hypnose Clinique, Editions Grancher : "Dédié à une compréhension toujours croissante du fonctionnement total de l’individu à l’intérieur du soi, séparément comme en relation avec les autres êtres et l’ensemble de son environnement".

La suggestion directe Hypnose Ericksonienne.

Hypnose Ericksonienne la suggestion directe

C’est pendant l’intervention en hypnose que le thérapeute peut utiliser des suggestions dites directes pour proposer au patient d’effectuer une action en particulier ou pour transmettre une idée donnée.

L'Institut International d'Hypnose vous informe sur l'importance de la suggestion directe en Hypnose Ericksonienne.

La suggestion directe en hypnose Ericksonienne fait référence à une façon franche et sans détours de suggérer au patient certaines idées ou actions.

C’est pendant l’intervention en hypnose que le thérapeute peut utiliser des suggestions dites directes pour proposer au patient d’effectuer une action en particulier ou pour transmettre une idée donnée, comme par exemple : « gardez les deux pieds au sol et posez les mains sur les cuisses » ou « asseyez-vous dans le fauteuil de l’hypnose ».

La suggestion directe prends alors la forme d’un énoncé clair et sans détours qu’il est possible pour le patient d’accepter ou de refuser comme dans l’exemple de la suggestion suivante : « fermez les yeux ! » Dans ce cas de figure le patient peut accepter de fermer les yeux ou alors décider de ne pas le faire et garder les yeux ouverts.

Lorsque le patient accepte d’une façon simple et sans contraintes les suggestions directes pendant la séance d’hypnose, le thérapeute peut suggérer d’expérimenter nombreuses sensations, comme par exemple de la chaleur dans la main droite ou une sensation de froid dans la main gauche : « Restez attentif a ce qui se passe dans la main et à la sensation de chaleur générée par la main et le contact avec le pantalon ».

On peut aussi utiliser les suggestions directes pour demander au patient d’oublier certains passages de la séance afin d’obtenir une amnésie partielle du travail hypnotique, comme par exemple « et vous pouvez oublier certaines parties de la séance pour ne garder en vous que ce qui est vraiment nécessaire de se rappeler ».

Milton Hyland Erickson nous apprend à utiliser les suggestions directes d’une façon plus artistique qui permet au thérapeute de faire passer des « idées » sans que le patient soit réellement au courant. Quand la suggestion directe se cache à l’intérieur d’une phrase ou d’une anecdote on l’appelle une suggestion directe camouflée, comme dans le cas suivant : « Et vous pouvez décider de « fermez les yeux » à tout moment ». Ici le fermez les yeux est à l’impératif et il est marqué d’une pause pour accentuer l’impact sur le patient.

Quand la suggestion n’est pas directe ou directe camouflée on l’appelle une suggestion indirecte et c’est là un des plus grands héritages d’Erickson, à savoir ; l’art du langage hypnotique et des messages multi niveaux. Nous rencontrons parmi les suggestions indirectes les truismes, la directive implicite, les suggestions composées, la causes à effet, etc…

Pendant longtemps certains professionnels de l’Hypnose Ericksonienne pensaient que les suggestions détournées ou suggestions indirectes avaient un impact plus profond sur le patient et sur les structures des processus psychologiques nécessaires au travail thérapeutique. Cependant les recherches menées par Lynn, Neufeld et Maré en 1993 n’ont pu démontrer un quelconque avantage des suggestions indirectes sur les suggestions directes.

Personnellement, dans ma pratique de l’Hypnose thérapeutique, je pense qu’il est important d’utiliser tous les outils à notre disposition en terme de suggestions pour mener à bien le travail thérapeutique, qu’elles soient directes, directes camouflées ou indirectes. Il serait vraiment dommage de réduire le champ de possibilités en se privant de certains outils techniques par simple souci d’esthétique verbale.